Au bout du jardin, le voyage....... L'Europe, l'Asie, le Moyen Orient... Et maintenant l'Amerique du Sud

2013 - 2017

BIENVENUE

 

2013

Rotterdam

Quelques jours en  Février

Budapest

Quelques jours en Mars

 

Barcelone

Une semaine en juin

L'automne au Vietnam

(3 mois)

Début décembre au Laos

(2 semaines)

Noël au Cambodge

(2 semaines)

Rizières de Mun Cun Chai Un matin au Bayon

- Hanoï

- Sa Pa

- Yen Bai - Mù Cang Chải

- Thai Nguyen

- Ha Giang

- Văn Lâm (Tam Coc)

 

- Luang Prabang

- Ventiane

- Pakse

 

Phnom Penh 1      
Sihanoukville 1 2 3  
Siem Reap 1   2 3 4

 

2015
Thailande Vietnam Cambodge
Bangkok - Une semaine, nous retrouvons Queeny avec qui nous avons fêter le Nouvel An 2014, à Siem Reap ! Nous repartons enseigner le français à Tai Nguyen et voir des amis.. A Hanoï, Tam Coc et si le temps le permet,  dans la province de Quang Binh, la grotte Son Doong, appelée aussi "la Merveilleuse"

Nous revoilà, au Cambodge, où nous retrouverons la Présidente de "Nouvelles Pousses" et où nous passerons 3 semaines.

Phom Penh 1 2 3 4
kompong  Chnang 1 2    

 

Malaisie Australie Thailande
Nous repartons en Malaisie et nous espérons revoir Kemi et les filles, rencontrer des amies "Couchsurfeuses" 18 jours dans le sud de l'Australie.. Nous retrouverons des copains de Kiama et d'autres Couchsurfers !! Nous avons rencontré  Zipppy au Vietnam, en 2013 et passé d'excellents moments.. Cette année, elle habite du côté de Puket, où nous allons la voir..
  2016  
Lisbonne Israël Les Baléares
Un long week end

3 semaines, dans les déserts, Air BnB

Une semaine entre  ville et randonnées

   

De Strasbourg à Rosenheim

par l'EV 15 et l'EV6

le Rhin et le Danube à vélo

830 km

En option : Graz en Autriche

   
  2017  
Colombie    
   
7 semaines, le printemps près de l'équateur    

 

Une idée de nos voyages à ce jour.... Le Vietnam n'apparait pas !

 


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Publié à 21:15, le 23/05/2018,
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Retour de "Vacances" en France !!! Carte



Publié à 17:43, le 10/09/2017, dans Nomades : Cyclotourisme et camping,
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Carte du voyage d'Iran ?

 

 

La fin du voyage !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 01:18, le 27/08/2017, dans Iran,
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Nous repartons à vélo ... Canal Nantes Brest

Nous avons quelques jours disponibles.. Beaucoup moins que ce que j'avais prévu à l'origine, mais ainsi va la vie... Autant profiter de cette semaine pour se vider la tête !

Partir juste avant le 15 août n'est pas notre tasse de thé, mais nous espèrons qu'il n'y aura pas trop de monde sur le canal et dans les campings !

Nous pensions laisser la voiture dans un camping, mais il pleut à notre arrivée à Nantes, et la météo pour le lendemain n'est pas fameuse.. Chouchou, en profite pour dormir toute l'aprés midi, car nous allons même y passer une deuxième nuit. Mais du coup, nous n'allons pas repérer le départ de la Vélodyssée vers Brest !

Nous découvrons quelques avantages du Formule 1 de la Porte Sainte Luce, 

- Nous pouvons laisser nos bagages, moyennant finance, au lieu de les laisser dans la voiture : 2 € par bagage et par jour... Mais je vais laisser mon ordi. Il ne sera pas à la chaleur !

- Nous laisserons aussi la voiture.. Ainsi que notre numéro de portable.

Je vais étrenner les sacoches Vaud... Sur Grenoble, je n'en ai pas trouvé de la marque Ortlieb !

Avant même que je les fixe sur le vélo, j'ai une lanière qui me reste dans la main... Pas vraiment TOP !! Bon on verra chez le distributeur en rentrant, j'ai laissé un message sur son site, car le magasin était fermé quand j'ai appelé !

Dimanche matin, 13 Août 2017

Nous avons vu que le début du chemin est près de l'écluse St Felix et le chateau des Ducs de Bretagne.... Mais nous ne l'avons pas trouvé et nous nous sommes retrouvés faire du tourisme dans la partie pietonnière de Nantes un dimanche matin.. Très sympa... Mais les gens ne connaissent pas la Vélodyssée, ni le chemin pour les vélos pour suivre l'Erdre !!

Merci le téléphone (Google map), quelques sites que j'ai visités et nous finissons par nous retrouver sur la voie partagée, vélos - voitures. Nous nous rendons compte aussi après le domaine de l'Université, que c'est vraiment mieux signalé dans l'autre sens. Un cycliste plus tard nous dira qu'il existe un guide du Routard, sur la Vélodyssée et le canal Brest Nantes en fait partie, dans ce sens là...

Nous découvrons le village de Sucé sur Erdre, bien mignon et dont les terrasses nous tendent les bras en face de l'eau ! N ous arriverons vers 18 h au camping de Nort sur Erdre.. Très sympa, au milieu des grands pins. Un petit snack, une jolie terrasse en bois, et de des transats, à côté d'une petite piscine...

Il y a des "Bivouacs" comme à Neuf Brisach, une étape à retenir, sans tente !

Dans la nuit, j'ai une crampe épouvantable, malgré l'arnica et la sporténine que j'ai pris... Je me rappelle que j'ai emporté du bicarbonate et je me souviens d'un conseil d'une kiné... J'expérimente et cela va m'aider pendant notre trajet !

 

LUNDI 14 AOUT

Nort sur Erdre - Guenrouët

Nous réorganisons le matériel dans la carriole : Il ne faut pas que ce soit trop large,même avec les sangles, sinon la roue frotte... D'autant plus que le chemin est quelquefois chaotique et que Chouchou oublie qu'il a une carriole  !!

Nous visitons Nort, découvrons un petit Port.

Tout le parcours est gravilloné, par toujours très fin.. Nous avions pensé nous arrêter à Blain, mais nous continuons... Bien nous en a pris.. Le camping est en vente et fermé !

Le canal est un peu monotone, mais cela a l'avantage d'être assez  plat et puis à priori, il y a les écluses et les bateaux. Nous découvrons qu'en raison de la sécheresse, la navigation est  réduite aux bateaux de plaisance loués, en semaine et autorisée le week end, et cela depuis le début juillet.

Nous rencontrons d'autres cyclistes et prenons souvent le temps de bavarder pour échanger des informations.

Il y a ceux qui viennent de Gap, en trois semaines, en passant par le sud du Massif Central pour une rencontre de voyageurs, puis le Périgord et la Charente et qui comptent reprendre le littoral.

Il y a ceux qui posent la voiture et qui font des aller-retours et logent en chambre d'hôtes ou chez eux.

Il y a les jeunes parents avec des enfants dans les carrioles et les sièges.

Il y a ceux qui promènent les chiens à pied ou en carriole !

Il y aura 2 marcheurs, qui rejoignent Brest à pied.

Il y aura un coureur qui fait 50 km par jour et que sa femme accompagne à vélo et qui dorment à l'hôtel, leur périple va durer 4 jours.

Le camping municipal de Guenrouët est le long du canal. Cela nous a fait une étape de presque 65 Km.

J'avais envie d'une crèpe, et sur le pont en sortant du chemin de halage, il y a une auberge qui en fait. Mais ce soir, ce sera "Moules frites" au relais Saint Clair, en face du port. Très bon accueil et c'était délicieux, pas cher et bien servi. On comprend pourquoi il y a du monde !

MARDI 15 AOUT - Tourisme autour de Guenrouët

Après notre randonnée cyclo, de l'année dernière, nous avons décidé de ne pas démonter la tente tous les jours, mais de rouler 2 jours et de faire étape 2 jours, tout en visitant à partir du camping où nous serions.

Nous partons découvrir Notre Dame des Graces. J'ai vu sur le trajet, (il y a de nombreux panneaux explicatifs) qu'il y avait jadis un pélerinage dans ce lieu. En chemin, nous discutons avec les propriétaires du Moulin de l'Ongle, dont le grand père a été le dernier meunier.

Nous visitons l'église à Notre Dame des Grâces et nous offrons un petit verre de muscadet, avant de reprendre la route pour Quilly. Le cafetier nous a parlé de l'étang de Plessé et c'est la direction que nous prenons...

Avant, je satisfais mon envie de crêpe bretonne, à l'auberge sur le pont... Caramel beurre salé  ! et une bolée de cidre.

A l'étang, nous découvrons un nouveau sport : le WADE ! Entre le téléski et le ski nautique !! Plusieurs positions, sur les genoux ou debout, sur une planche ou 2 skis.

Cela fait une magnifique animation sur ce plan d'eau.. Par contre, la natation a la part congrue, mais les petits enfants pataugent quand même, car les parcours sont au moins à 50 m des rivages.

 

Bien sûr, nous faisons le tour de l'étang après avoir regardé avec intérêt les évolutions des skieurs.. Et posé des questions !

De retour au camping, j'ai tout juste le temps de me mettre en maillot de bain, pour aller piquer une tête dans la piscine.

A l'origine, Guenrouët avait une source "miraculeuse" où les gens venaient se baigner. Aujourd'hui, de l'autre côté du pont, avec un accès direct et gratuit du camping, nous pouvons accéder à la piscine municipale... Un tobogan, un jacuzzi, une piscine en rond pour les "nageurs".. Au bord, cela démarre en pente très douce.. Ce n'est pas vraiment  possible d'y faire des longueurs et cela n'est pas le but de cette piscine loisir.. Le petit bain est en contre bas et assez vaste.

Je profite des derniers rayons de soleil, de la douche plus chaude qu'au camping avant de pique-niquer au camping.

Ce camping est un peu bizarre dans les délimitations de ses terrains... Un peu comme à Batemans Bay, on a l'impression d'être au milieu de nulle part ! Lorsque nous sommes arrivés, il y avait pas mal de groupes, de familles, d'amis ... Avec des grosses installations.. Peut être une autre raison pour nous rappeler Batesman Bay !

Le seul point pour recharger le téléphone, c'est aux sanitaires.

MERCREDI 16 AOUT -

La météo n'est pas fameuse..  Nous nous demandons si nous allons prendre une chambre d'hôtel à Redon, mais un couple nous parle d'un camping du côté de l'île aux Pies.

Nous avons croisé un couple qui nous donne une info intéressante : Si vous "perdez" le halage, demander "Super U" et la piscine, c'est à côté !

 

Nous nous arrêtons à Redon, nous avons retrouvé des cyclistes que nous avions déjà croisés. Je fais du shopping dans une boutique asiatique.. Ce soir, nous mangerons vietnamien à la tente !!

Nous croisons des cyclistes avec grosses sacoches, à qui nous donnons les info pour retrouver le halage que nous venons de quitter, en direction de Nantes !!  Etre en vélo, nous permet vraiment les rencontres et une raison d'aborder les autres cyclistes ou habitants de la région.

Après Redon, le chemin est plus facile, les gravillons sont plus petits et nous longeons la rivière..

En fait, il y a 3 rivières pour "faire" ce canal !

A notre arrivée à l'Ile aux Pies, nous découvrons une falaise et un grand site d'accro-branches.. Très impressionant. Le seul de Bretagne... Ce qui explique peut être le monde qu'il y a !

Saint Vincent sur Oust... Il y a une jolie côte (12%) pour atteindre le camping.

CAMPING PINFAUT... Une grande partie est basée sur l'accueil ... Merci beaucoup à Guénhaël.

Nous louons un mobilhome pour 2 nuits... 80 €... Et bien nous a pris ! Il a plu une partie de la nuit et bruiné toute la matinée. Nous lisons et jouons au Rumikub, avant de partir visiter La Gacilly, le fief des produits de beauté Yves Rocher.

Exposition de photos, déjà à Glenac... Ensuite sur les maisons dans La Gacilly. Beaucoup de monde, des cars.. La ville compte 2 000 habitants normalement, mais il y a 400 000 visiteurs !! Dur, dur pour les habitants quelquefoois de rentrer chez eux, quand des gens stationnent devant leur porte, ou se  comportent en terrain conquis !

Je fais un tour au magasin. C'est le seul endroit, avec la boutique des Champs Elysées, où l'on trouve certains produits sous un petit format... J'avais voulu emmener quelques produits comme cadeaux en Colombie et cela n'avait pas été possible.

Il y a aussi une exposition de photos sur "l'après URSS " et les essais atomiques dans la région, fermée au public de .

Lorsque nous rentrons vers 20 h sur le halage, il n'y a personne !!!

VENDREDI 18 AOUT 2017

Il a encore plu cette nuit et entre 7 et 8 h ce matin ! Allons nous sortir nos ponchos et coupe-vents pour la journée ? Eh bien NON !

Le halage est plus large et nous pouvons rouler à 2 de front sans problème.

Nous visitons Malestroit, très joli.

Il y a un café, librairie,  avec un accueil très sympa..  Des produits originaux. Du coup, je trouve  un petit cadeau pour le dernier de la famille que nous devons rencontrer dimanche !

Nous retrouvons le canal... Mais avant le Roc Saint André, je vois le panneau "V3" qui signale une voie verte qui devrait nous emmener à Ploermel... Si nous la prenons dans le bon sens...

Je sais que Ploermel est sur l'autre rive et derrière nous, il y a une nationale.. Pas encourageant de la traverser. Une jeune cycliste arrive tout à fait à propos pour nous confirmer que c'est bien le chemin et que le pont est plus loin... Il faut tourner à droite !

Plus loin, nous verrons qu'il y a un autre accès du canal au "V3". Il n'y a pas trop de dénivelée et c'est bien agréable comme chemin.

Nous ne sommes jamais arrivés aussi tôt dans un camping.. Vers 16 h !

Les emplacements ne sont pas délimités par des haies, mais c'est assez clair, le long d'une "route".. Nous sommes en face du lac des Ducs !

Il y a un problème d'algues bleues et la baignade est interdite !!! Par contre,  la base nautique fonctionne... Y compris Paddle !

Nous prenons d'abord une bière et une portion de frites au restaurant sur le bord du lac avant d'y prendre un fish and chips !!

Premier matin

Matin suivant, le soleil perce avant de disparaitre dans les nuages et le brouillard !

 

Entre temps, nous sommes partis à Nantes récupérer la voiture en utilisant Blablacar à l'aller. Notre conductrice nous a laissé à Orval, où le tram était en travaux et remplacé par un bus qui nous a déposé en centre ville. Nous avons pris un tram et ensuite marché jusqu'à l'hôtel.

Nous avons récupéré nos bagages, et la voiture. Heureusement il n'y avait plus de bouchon et nous n'avons pas mis trop longtemps pour rentrer, après avoir diné dans un centre commercial pas très loin de l'hôtel (en voiture) et sur notre chemin !

En arrivant,  c'était fête : il y avait un concert  et  un feu d'artifices !!

 

Nous avons bien envie de recommencer l'année prochaine. Comme diraient nos enfants : C'est trop cool !



Publié à 23:09, le 22/08/2017, dans Nomades : Cyclotourisme et camping, Nantes
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In 2011, the Cercado Dam was built. The dam drained the Rancheria River which was the Wayuu people’s only source of water. The government funded dam was built with the proviso of providing water to nine municipalities. Since 2012, Cerrejon the largest coal mine in Colombia, paid 2.1 millions dollars to the Colombian government to build aqueducts and other forms of infrastructure. None of aqueducts and/or infrastructure are in use. Today all the Cercado Dam water is piped to the Cerrejon Coal mine and a few large landowners.
Traditionally the Wayuu are semi-nomadic, moving only during periods of drought. The draining of their river and three years of regional drought has ended their semi nomadic survival. There is no fresh water in the region via the dam.

Le charbon qui volait la rivière des Wayu colombiens

Juan Camilo Palencia
Mardi, 5 Mai, 2015
L'Humanité
 
Cinq mille enfants de l’ethnie des Wayu, au nord de la Colombie, souffrent de malnutrition et d’infections respiratoires liées à la pollution. En cause : 
El Cerrejon, la plus grande mine de charbon à ciel ouvert du monde, et le barrage El Cercado, tous deux accusés d’avoir dérobé l’eau à la communauté.
Quand les enfants wayu pleurent, ils ne versent plus de larmes », raconte un médecin du centre de santé de Maicao, dans la région de La Guajira, au nord de la Colombie. « Leur peau est aussi sèche que leur terre », poursuit l’homme, qui préfère rester anonyme. « Ils présentent des problèmes de malnutrition. Leurs bras sont maigres et leurs ventres gonflés. J’avais déjà vu des choses identiques en Afrique. Mais dans mon pays, je ne l’imaginais pas. » En janvier dernier, une alerte sécheresse a été déclenchée dans cette région. Mais si « le manque de précipitations est la première source des maux qu’endurent les Wayu », résume le docteur, la deuxième, c’est le charbon. Quelques kilomètres plus au sud de leur territoire se trouve El Cerrejon, l’une des plus grandes mines à ciel ouvert du monde. Une exploitation de ressources, qui asphyxie littéralement les leurs.

« Ils ont fermé le robinet »

out commence en 2008, avec la construction du barrage El Cercado, centrale hydroélectrique, dont la capacité de retenue est établie à 198 millions de mètres cubes d’eau. Il est alors convenu qu’une partie doit être stockée en prévision des éventuelles sécheresses. Mais le barrage doit également laisser couler un débit suffisant pour assurer, en aval, l’irrigation des champs et l’approvisionnement des communautés voisines. Sur la route du flot ainsi entretenu : les communautés Wayu du nord de la péninsule. « La première partie du projet a bien été finalisée », explique Carolina Sachica, avocate à l’université Jorge Tadeo Lozano, à Bogota, saisie par la communauté des Wayu et l’Organisation nationale des indigènes de Colombie (Onic) pour la défendre. « Mais pas la seconde : depuis l’année dernière, ils ont fermé le robinet. » Le lit des rivières, autrefois abondantes, sert aujourd’hui de sentier aux Wayu. Un chemin de terre, qui les mène au mur imposant qui retient leur rivière.

L’État, pris à partie, reste indifférent

L’État, principal investisseur dans la construction du barrage, est pris à partie par les populations. « Il semble être indifférent aux problèmes des Wayu », reprend Carolina Sachica, qui a entrepris de « faire entendre leur voix auprès de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) ».

Les mines El Cerrejon sont elles aussi dans son viseur. « On sait qu’elles ont participé financièrement à la construction du barrage, en échange de pouvoir profiter des réserves d’eau. Mais on ne sait pas à quelle hauteur. Du coup, on ne peut pas l’attaquer en justice », explique l’avocate.

« Ça tue les animaux. Et les enfants »

Déclenchée en janvier, l’alerte sécheresse a fini de clore les portes du barrage. Elle a aussi mis en lumière la souffrance des Wayu. « Les communautés du nord sont en situation d’extrême précarité », explique Arelis Uriana. Conseillère auprès de l’ethnie pour l’Onic, elle s’attaque, elle aussi, au géant de La Guajira : El Cerrejon,encore. Exploitée par la Carbones del Cerrejon, coentreprise appartenant à trois multinationales, l’une suisse, les deux autres britanniques, l’exploitation s’étend sur plus de 60 000 hectares. « Depuis son installation, tout a été bouleversé », explique-t-elle. Au nord, les activités commerciales des communautés se sont taries. « Sur ces terres arides, les populations n’ont que l’élevage. Mais elles ne peuvent même plus manger la viande de leurs chèvres, qui ont bu de l’eau polluée et respiré la poussière des mines. Ça tue les animaux. Mais aussi les enfants. » Sa voix a tremblé. « Regardez la communauté de San Francisco, à trois cents mètres de la mine… », reprend-elle. Exposée aux poussières que soulèvent les explosions, elle est durement frappée par la silicose, maladie pulmonaire qui touche habituellement les mineurs. Quant à l’eau, c’est encore une autre histoire. « Les Wayu pensent que la mine leur a volé la rivière Bruno, principal affluent du fleuve Rancheria. Ils pensent aussi que la compagnie est responsable de l’épidémie detuberculose et de maladies respiratoires qui les déciment », explique Carolina Sachica. Arelis, elle, en est persuadée. L’exploitation minière utilise, de facto, l’eau douce de la rivière pour traiter le charbon, puis y rejette l’effluent.

Le constat des médecins, quoi qu’il en soit, est terrible : dans la région de La Guajira, sur un territoire de 20 000 kilomètres, plus de 5 000 enfants Wayu âgés de zéro à cinq ans sont en situation de malnutrition, et 525 en danger de mort. Les infections respiratoires aiguës (IRA) et les maladies diarrhéiques aiguës (MDA), affections que l’on sait pourtant prévenir, en sont les principales causes.

« Les aides n’arrivent pas »

Les constats de terrain de la Fondation Manos pintadas s’ajoutent aux constats médicaux et à ceux d’Arelis. « 100 % des enfants sont en état de malnutrition chronique ou aiguë dans la commune de Shiruria, au nord de la péninsule », atteste Andrea Gonzales, coordinatrice des 31 médecins bénévoles de la fondation. « Lors de notre mission « Batas con corazon » (Blouses avec du cœur), nous avons dû porter secours à près de 1 230Wayu dans cette seule commune. » Leur problème ? « Leur rivière a été polluée par une fosse d’oxydation, destinée à traiter les eaux d’égout », répond-elle. Elle-même originaire de l’ethnie Wayu, Arelis se désole de l’avenir des siens. Sur les 144 000 Wayu qui peuplent aujourd’hui la région, 25 000 devraient avoir disparu à l’horizon 2020, selon les chiffres du Département administratif national de statistique (Dane). « La situation est intenable, soupire-t-elle, et le gouvernement n’a pris aucune mesure. » La jeune femme conteste, au reste, les chiffres officiels. Les enquêteurs ne parcourent pas tout le territoire », explique-t-elle. De même que « les aides allouées aux délégations régionales n’arrivent pas à bon port ». Difficultés d’accès liées au terrain désertique, plaident les autorités. Arelis n’est pas de cet avis, qui accuse la corruption. « Moi-même, j’ai fait ce parcours, accompagnée par les autorités régionales. Elles ont pu constater que ce n’était pas difficile. Pour arriver à ces zones, il suffit d’un peu de volonté politique », martèle-t-elle.

Menaces, fatigue et impuissance

Faire valoir ses droits et celle des Wayu n’est pas chose aisée. « J’ai subi des menaces. Je suis sous protection constante. » Fatiguée et impuissante face à la catastrophe, elle passe la relève à d’autres, qui mêlent leurs voix à la sienne. C’est le cas du syndicat de travailleurs des mines de Colombie, Sintracarbon. Dans un communiqué, publié sur le site Internet de l’organisation, son avocat général apostrophe ainsi le président d’un autre syndicat, celui des mines El Cerrejon : « Vous jouez le rôle de l’avocat du diable. Vous avez donné votre accord pour couper la rivière Bruno, et cela en retour des multiples services que cette multinationale vous a faits. »

De fait, les terres de La Guajira sont enjeux d’intérêts. « Elles sont le legs d’une population colombienne dont la moitié est amérindienne », insiste Arelis. Mais elles sont aussi fertiles et riches en charbon. En 2013, les mines ont apporté 258 millions de dollars de royalties à l’État. Une somme qui semble justifier le malheur de certains.

El Cerrejon, quarante ans d’exploitation minière. En 1975, le gouvernement colombien 
lance un appel d’offres pour l’exploitation de 32 000 hectares, compris dans la zone nord d’El Cerrejon. Intercop, filiale d’Exxon Mobil, décroche le pompon et s’associe avec l’entreprise d’État Carbocole. En 2000, 
la Colombie revend sa part (50 %) à trois multinationales britanniques et suisse. 
El Cerrejon n’en demeure pas moins 
une manne pour le pays, dont elle assure près de la moitié des exportations de charbon. En 2015, ce chiffre s’est élevé 
à 34,2 millions de tonnes de minerai.

Le peuple Wiwa a beaucoup souffert lors de la construction du barrage d'El Cercado, sur le Río Ranchería, inauguré en novembre 2010. Une seule rencontre a été prévue, en mai 2005, entre les délégués wiwas et l'Agence environnementale régionale. Les Wiwas furent expulsés de la zone concernée par le barrage et les enfants ne purent plus aller à l'école se trouvant de l'autre côté du barrage1.

Le 6 octobre 2014, la foudre frappe la maison traditionnelle où se réunissent les chefs spirituels wiwas. Dans la maison calcinée, onze d'entre eux meurent foudroyés et dix-huit sont blessés4.

Le 9 avril 2015, les Wiwas, les Kankuamos et les Yukpas effectuent une marche pour la paix en Colombie5.

.

Religion, croyances et sites sacrés

Les Wiwas conservent leur mythologie et leurs traditions anciennes. Pour eux, la Sierra Nevada de Santa Marta représente « le cœur du monde » et maintient l'équilibre spirituel et écologique de la « Terre Mère »11. Elle est entourée par une « ligne noire » (« línea negra ») imaginaire, qui relie les sites sacrés de leurs ancêtres et délimite ainsi leur territoire. Cette ligne noire est reconnue par la Colombie et stipulée dans la résolution no 00002 prise par l'État en 19731.

Le mode de vie des Wiwas est étroitement relié à leur relation à la nature. Pour eux, la création représente un « grand Tout dans lequel chacun a un rôle à jouer. »1.

Pour les peuples indigènes de la Sierra Nevada de Santa Marta, Ciudad Perdida (Cité perdue), ou parc archéologique Teyuna, est « sacrée, inaliénable, garante de leur culture et de l'équilibre du monde [...] Mais ils ont le sentiment de voir leur site sacré spolié par des entreprises d'excavations qui impliquent une fuite des objets sacrés vers l'extérieur et les musées nationaux. »1.

Dans leur spiritualité et leur vision du monde, « la relation à la terre vivante tient une place majeure

 

 

 



Publié à 18:47, le 24/07/2017, dans Colombie,
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