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In 2011, the Cercado Dam was built. The dam drained the Rancheria River which was the Wayuu people’s only source of water. The government funded dam was built with the proviso of providing water to nine municipalities. Since 2012, Cerrejon the largest coal mine in Colombia, paid 2.1 millions dollars to the Colombian government to build aqueducts and other forms of infrastructure. None of aqueducts and/or infrastructure are in use. Today all the Cercado Dam water is piped to the Cerrejon Coal mine and a few large landowners.
Traditionally the Wayuu are semi-nomadic, moving only during periods of drought. The draining of their river and three years of regional drought has ended their semi nomadic survival. There is no fresh water in the region via the dam.

Le charbon qui volait la rivière des Wayu colombiens

Juan Camilo Palencia
Mardi, 5 Mai, 2015
L'Humanité
 
Cinq mille enfants de l’ethnie des Wayu, au nord de la Colombie, souffrent de malnutrition et d’infections respiratoires liées à la pollution. En cause : 
El Cerrejon, la plus grande mine de charbon à ciel ouvert du monde, et le barrage El Cercado, tous deux accusés d’avoir dérobé l’eau à la communauté.
Quand les enfants wayu pleurent, ils ne versent plus de larmes », raconte un médecin du centre de santé de Maicao, dans la région de La Guajira, au nord de la Colombie. « Leur peau est aussi sèche que leur terre », poursuit l’homme, qui préfère rester anonyme. « Ils présentent des problèmes de malnutrition. Leurs bras sont maigres et leurs ventres gonflés. J’avais déjà vu des choses identiques en Afrique. Mais dans mon pays, je ne l’imaginais pas. » En janvier dernier, une alerte sécheresse a été déclenchée dans cette région. Mais si « le manque de précipitations est la première source des maux qu’endurent les Wayu », résume le docteur, la deuxième, c’est le charbon. Quelques kilomètres plus au sud de leur territoire se trouve El Cerrejon, l’une des plus grandes mines à ciel ouvert du monde. Une exploitation de ressources, qui asphyxie littéralement les leurs.

« Ils ont fermé le robinet »

out commence en 2008, avec la construction du barrage El Cercado, centrale hydroélectrique, dont la capacité de retenue est établie à 198 millions de mètres cubes d’eau. Il est alors convenu qu’une partie doit être stockée en prévision des éventuelles sécheresses. Mais le barrage doit également laisser couler un débit suffisant pour assurer, en aval, l’irrigation des champs et l’approvisionnement des communautés voisines. Sur la route du flot ainsi entretenu : les communautés Wayu du nord de la péninsule. « La première partie du projet a bien été finalisée », explique Carolina Sachica, avocate à l’université Jorge Tadeo Lozano, à Bogota, saisie par la communauté des Wayu et l’Organisation nationale des indigènes de Colombie (Onic) pour la défendre. « Mais pas la seconde : depuis l’année dernière, ils ont fermé le robinet. » Le lit des rivières, autrefois abondantes, sert aujourd’hui de sentier aux Wayu. Un chemin de terre, qui les mène au mur imposant qui retient leur rivière.

L’État, pris à partie, reste indifférent

L’État, principal investisseur dans la construction du barrage, est pris à partie par les populations. « Il semble être indifférent aux problèmes des Wayu », reprend Carolina Sachica, qui a entrepris de « faire entendre leur voix auprès de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) ».

Les mines El Cerrejon sont elles aussi dans son viseur. « On sait qu’elles ont participé financièrement à la construction du barrage, en échange de pouvoir profiter des réserves d’eau. Mais on ne sait pas à quelle hauteur. Du coup, on ne peut pas l’attaquer en justice », explique l’avocate.

« Ça tue les animaux. Et les enfants »

Déclenchée en janvier, l’alerte sécheresse a fini de clore les portes du barrage. Elle a aussi mis en lumière la souffrance des Wayu. « Les communautés du nord sont en situation d’extrême précarité », explique Arelis Uriana. Conseillère auprès de l’ethnie pour l’Onic, elle s’attaque, elle aussi, au géant de La Guajira : El Cerrejon,encore. Exploitée par la Carbones del Cerrejon, coentreprise appartenant à trois multinationales, l’une suisse, les deux autres britanniques, l’exploitation s’étend sur plus de 60 000 hectares. « Depuis son installation, tout a été bouleversé », explique-t-elle. Au nord, les activités commerciales des communautés se sont taries. « Sur ces terres arides, les populations n’ont que l’élevage. Mais elles ne peuvent même plus manger la viande de leurs chèvres, qui ont bu de l’eau polluée et respiré la poussière des mines. Ça tue les animaux. Mais aussi les enfants. » Sa voix a tremblé. « Regardez la communauté de San Francisco, à trois cents mètres de la mine… », reprend-elle. Exposée aux poussières que soulèvent les explosions, elle est durement frappée par la silicose, maladie pulmonaire qui touche habituellement les mineurs. Quant à l’eau, c’est encore une autre histoire. « Les Wayu pensent que la mine leur a volé la rivière Bruno, principal affluent du fleuve Rancheria. Ils pensent aussi que la compagnie est responsable de l’épidémie detuberculose et de maladies respiratoires qui les déciment », explique Carolina Sachica. Arelis, elle, en est persuadée. L’exploitation minière utilise, de facto, l’eau douce de la rivière pour traiter le charbon, puis y rejette l’effluent.

Le constat des médecins, quoi qu’il en soit, est terrible : dans la région de La Guajira, sur un territoire de 20 000 kilomètres, plus de 5 000 enfants Wayu âgés de zéro à cinq ans sont en situation de malnutrition, et 525 en danger de mort. Les infections respiratoires aiguës (IRA) et les maladies diarrhéiques aiguës (MDA), affections que l’on sait pourtant prévenir, en sont les principales causes.

« Les aides n’arrivent pas »

Les constats de terrain de la Fondation Manos pintadas s’ajoutent aux constats médicaux et à ceux d’Arelis. « 100 % des enfants sont en état de malnutrition chronique ou aiguë dans la commune de Shiruria, au nord de la péninsule », atteste Andrea Gonzales, coordinatrice des 31 médecins bénévoles de la fondation. « Lors de notre mission « Batas con corazon » (Blouses avec du cœur), nous avons dû porter secours à près de 1 230Wayu dans cette seule commune. » Leur problème ? « Leur rivière a été polluée par une fosse d’oxydation, destinée à traiter les eaux d’égout », répond-elle. Elle-même originaire de l’ethnie Wayu, Arelis se désole de l’avenir des siens. Sur les 144 000 Wayu qui peuplent aujourd’hui la région, 25 000 devraient avoir disparu à l’horizon 2020, selon les chiffres du Département administratif national de statistique (Dane). « La situation est intenable, soupire-t-elle, et le gouvernement n’a pris aucune mesure. » La jeune femme conteste, au reste, les chiffres officiels. Les enquêteurs ne parcourent pas tout le territoire », explique-t-elle. De même que « les aides allouées aux délégations régionales n’arrivent pas à bon port ». Difficultés d’accès liées au terrain désertique, plaident les autorités. Arelis n’est pas de cet avis, qui accuse la corruption. « Moi-même, j’ai fait ce parcours, accompagnée par les autorités régionales. Elles ont pu constater que ce n’était pas difficile. Pour arriver à ces zones, il suffit d’un peu de volonté politique », martèle-t-elle.

Menaces, fatigue et impuissance

Faire valoir ses droits et celle des Wayu n’est pas chose aisée. « J’ai subi des menaces. Je suis sous protection constante. » Fatiguée et impuissante face à la catastrophe, elle passe la relève à d’autres, qui mêlent leurs voix à la sienne. C’est le cas du syndicat de travailleurs des mines de Colombie, Sintracarbon. Dans un communiqué, publié sur le site Internet de l’organisation, son avocat général apostrophe ainsi le président d’un autre syndicat, celui des mines El Cerrejon : « Vous jouez le rôle de l’avocat du diable. Vous avez donné votre accord pour couper la rivière Bruno, et cela en retour des multiples services que cette multinationale vous a faits. »

De fait, les terres de La Guajira sont enjeux d’intérêts. « Elles sont le legs d’une population colombienne dont la moitié est amérindienne », insiste Arelis. Mais elles sont aussi fertiles et riches en charbon. En 2013, les mines ont apporté 258 millions de dollars de royalties à l’État. Une somme qui semble justifier le malheur de certains.

El Cerrejon, quarante ans d’exploitation minière. En 1975, le gouvernement colombien 
lance un appel d’offres pour l’exploitation de 32 000 hectares, compris dans la zone nord d’El Cerrejon. Intercop, filiale d’Exxon Mobil, décroche le pompon et s’associe avec l’entreprise d’État Carbocole. En 2000, 
la Colombie revend sa part (50 %) à trois multinationales britanniques et suisse. 
El Cerrejon n’en demeure pas moins 
une manne pour le pays, dont elle assure près de la moitié des exportations de charbon. En 2015, ce chiffre s’est élevé 
à 34,2 millions de tonnes de minerai.

Le peuple Wiwa a beaucoup souffert lors de la construction du barrage d'El Cercado, sur le Río Ranchería, inauguré en novembre 2010. Une seule rencontre a été prévue, en mai 2005, entre les délégués wiwas et l'Agence environnementale régionale. Les Wiwas furent expulsés de la zone concernée par le barrage et les enfants ne purent plus aller à l'école se trouvant de l'autre côté du barrage1.

Le 6 octobre 2014, la foudre frappe la maison traditionnelle où se réunissent les chefs spirituels wiwas. Dans la maison calcinée, onze d'entre eux meurent foudroyés et dix-huit sont blessés4.

Le 9 avril 2015, les Wiwas, les Kankuamos et les Yukpas effectuent une marche pour la paix en Colombie5.

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Religion, croyances et sites sacrés

Les Wiwas conservent leur mythologie et leurs traditions anciennes. Pour eux, la Sierra Nevada de Santa Marta représente « le cœur du monde » et maintient l'équilibre spirituel et écologique de la « Terre Mère »11. Elle est entourée par une « ligne noire » (« línea negra ») imaginaire, qui relie les sites sacrés de leurs ancêtres et délimite ainsi leur territoire. Cette ligne noire est reconnue par la Colombie et stipulée dans la résolution no 00002 prise par l'État en 19731.

Le mode de vie des Wiwas est étroitement relié à leur relation à la nature. Pour eux, la création représente un « grand Tout dans lequel chacun a un rôle à jouer. »1.

Pour les peuples indigènes de la Sierra Nevada de Santa Marta, Ciudad Perdida (Cité perdue), ou parc archéologique Teyuna, est « sacrée, inaliénable, garante de leur culture et de l'équilibre du monde [...] Mais ils ont le sentiment de voir leur site sacré spolié par des entreprises d'excavations qui impliquent une fuite des objets sacrés vers l'extérieur et les musées nationaux. »1.

Dans leur spiritualité et leur vision du monde, « la relation à la terre vivante tient une place majeure

 

 

 



Publié à 18:47, le 24/07/2017, dans Colombie,
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Guajira et la mine de Cerrejón

 

Cette mine de charbon m'intrigue alors je cherche en rentrant... C'est une immense mine de charbon à ciel ouvert, d'une surface de 69 000 hect.  C'est la plus grande mine de Colombie et l'une des plus grandes du monde.

Grâce à cette mine, la Colombie est classée parmi les premiers exportateur mondiaux du monde,  et les premiers producteurs.

On a trouvé un serpent préhistorique de 15 m de long, sur le site le Titanoboa Cerrejonensis... Ce qui lui a donné son nom... La mine El  Cerrejón.

Les réserves  sont gigantesques... De l'ordre de 3 000 millions de tonnes... C'est pourquoi on n'a pas hésité à déplacer des populations d'indiens Wayuu déjà fragilisés par la guérilla et les narco-trafiquants. Il y a 30 ans que la mine est ouverte.

L'extraction consiste en une mine à ciel ouvert, où le sol est enlevé pour atteindre les veines de charbon. Celui-ci est ensuite chargé dans des camions qui l'apportent aux installations de broyage puis à deux silos, depuis lesquels il est chargé sur des trains.

C'est la voie de chemin de fer que j'ai vue à l'aller et que nous avons vu en revenant. J'ai été étonnée parce qu'il y avait des gardes armés  tous les 100 m à peu près le long de cette voie. Et nous avons fini par voir arriver le train, un train long comme un jour sans fin.... Un train comme en Australie !

La compagnie possède sa propre voie de chemin de fer reliant la mine au terminal de Puerto Bolívar, à Uribia. Il y a deux trains de 128 wagons, imaginez ..128 wagons, en plus, il va assez lentement... Chaque wagon transporte 12 000 tonnes de charbon par voyage.

La période de rotation des trains, incluant le chargement et le déchargement, est d'environ 12 heures. Les installations du port sont aptes à charger jusqu'à 4 800 tonnes par heure sur des navires de plus de 175 000 tonnes de capacité.

La mine, le transport ferroviaire et le port sont exploités 24 heures sur 24.

Cerrejón emploie directement environ 5 300 personnes, et environ 5 000 personnes supplémentaires sont employées par des sous-traitants.

Depuis j'ai lu divers documents, émanant d'une association de femmes Wayuu, Fuerza de Mujeres Wayuu,

http://organizacionwayuumunsurat.blogspot.fr/

J'ai été étonnée aussi de trouver  des articles concernant la mort des enfants de dénutrition...  Tant de morts !

Article en espagnol 22 sept 2016

Décembre 2016

En voyant ces articles, j'ai eu la confirmation de ce que j'avais pensé pendant ce voyage.. Que les Tour-operators devraient donner de la nourriture plutôt que de laisser les 4x4  s'arrêter à toutes ces "péages" avec les cordes et les enfants, payer en biscuits et en bombons.

Trouver une solution pour que les touristes qui viennent aient une incidence bénéfique sur la population indigène de La Guajira.

Mais Un article du 02-12-2015 à 09:12, Par Viviana Viera Giraldo sur http://www.altermondes.org

explique bien la situation.. Je le mets plus bas, au cas où ce ne serait plus accessible.

  COLOMBIE : El Cerrejon, une mine de charbon sur les terres Wayuu.

C’est la plus grande mine de charbon à ciel ouvert au monde. Depuis plus de 30 ans, elle fait le bonheur des multinationales et le malheur des Wayuu, le peuple autochtone qui vivait depuis des siècles sur ces terres de Colombie. La mine El Cerrejón, symbole d’un modèle de développement irresponsable.

Arriver à la mine El Cerrejón, c’est comme débarquer sur la Lune : tout y est gris et noir, il y a des cratères d’une profondeur de 300 mètres. Les arbres et les animaux ont disparu, difficile de trouver des traces de vie sur les 69 000 hectares qu’elle occupe, hormis la valse des énormes camions transportant chacun jusqu’à 230 tonnes de charbon.

Nous sommes dans la plus grande mine de charbon à ciel ouvert de la planète, située sur la péninsule de la Guajira, en Colombie. Ses propriétaires – trois géants européens des minéraux : Anglo American (Grande-Bretagne et Afrique du Sud), BHP Billiton (Grande-Bretagne et Australie) et Glencore (Suisse) – en prévoient déjà l’expansion pour porter sa production à 50 millions de tonnes par an. De quoi les mettre dans le collimateur des organisations de la société civile colombiennes et européennes pour  violation des droits humains et destruction de l’environnement.

Les peuples indigènes premières victimes

« Nous arrosons avec de l’eau pour limiter la poussière de charbon » affirment les responsables de la mine lorsqu’on les interpelle sur la pollution générée par la mine. Un comble dans une région aride voire désertique, où la pluie ne tombe que 3 mois par an. Les Wayuu, le peuple indigène local, vivent principalement de la chasse, de la pèche, des cultures et des récoltes. Leur vie a été totalement bouleversée par l’exploitation de la mine : les animaux sauvages fuient les explosions, les animaux d’élevage tombent malades, les sources d’eau s’assèchent et l’expansion de la mine ronge toujours plus leurs terres.

Selon les chiffres officiels, entre 2008 et 2013, 4 151 enfants sont morts dans ce département, soit environ 2 enfants par jour, en raison de la malnutrition et la déshydratation. Et ces chiffres ne rendent compte que d’une partie du phénomène.

L'armée au service du charbon

Selon les chiffres officiels, entre 2008 et 2013, 4 151 enfants sont morts dans ce département, soit environ 2 enfants par jour, en raison de la malnutrition et la déshydratation. Et ces chiffres ne rendent compte que d’une partie du phénomène.

Des pros de la comm

 

El Cerrèjon se prétend irréprochable sur le plan du développement durable.

El Cerrejón investit beaucoup d’argent pour soigner son image d’entreprise pratiquant une «extraction minière responsable » : des fondations jusqu’aux visites guidées pour touristes. Entre Jurassic Parc et vitrine écologique, à en croire les rapports de développement durable. Avec en bonus, des photos de Wayuu souriant.

La mine est est présentée fièrement par ses dirigeants comme le moteur économique de la région. Et pourtant, depuis que la mine a été ouverte il y a plus de trente ans, l’économie dans les alentours ne fait qu’empirer. D’une part car aucune retombée économique ne permettrait de compenser les énormes dégâts humains et environnementaux causés. Encore faudrait-il qu’‘El Cerrejón’ n’utilise tout les ruses de l’optimisation fiscale pour échapper à l’impôt. De l’autre, car la plupart des emplois créés sont auprès de sous-traitants,  pour éviter la syndicalisation et les indemnisations aux travailleurs touchés par l’anthracose, une maladie cancérigène causée par l’inhalation de particules de charbon.

Incohérence des législations européennes

Le récent Accord de Libre Echange signé entre la Colombie, le Pérou et l’Union Européenne encourage les exportations de matières premières en Europe et donne un cadre juridique plus sécurisant aux multinationales. De plus, en 2018, l’Union Européenne est censé arrêter de financer ses mines de charbon non compétitives. Ce qui ouvre une brèche dans un marché où ‘El Cerrejón’ compte davantage s’implanter. C’est pourquoi la mine prévoit de doubler l’extraction de charbon dans les prochaines années, en allant le chercher jusque près des nappes phréatiques. Au plus grand dam des Wayuu

 



Publié à 01:05, le 21/05/2017, dans Colombie,
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2ème jour de notre tour dans La Guajira - Bahia Hondita

Loulou et beaucoup d'autres nous avaient parlé de flamands roses... D'une grande colonie de flamands, de plusieurs milliers d'individus... Nous apprendrons en chemin, qu'à la suite d'une tempête, les oiseaux se sont envolés pour le Vénézuéla... Vous croyez qu'ils font partie aussi de la contrebande ???! MDR !

Ce matin, je n'ai pas eu le courage de me lever  avant 6 h 30, je n'ai pas eu l'idée que je pouvais me baigner en face des paillottes ! Je vais seulement voir le ballet de  2 ou 3 pélicans, avant le petit déjeuner...6 h 30, nous avait le chauffeur... En fait sans doute pour que nous ne soyons pas en retard... Car rien avant 7h !.

Nous allons prendre notre petit déjeuner,  toasts au fromage et jambon. Dans la matinée, nous nous arrêtons très peu.... Il faut être à l'heure pour déjeuner !!!  Nous devons choisir notre plat du déjeuner, pour qu'il soit près à notre arrivée.

Nous passons à Uribia, pour faire le plein et nous sommes estomaqués.. Vous verrez pourquoi sur le diaporama.... Un des chauffeurs fumait et avait sa cigarette juste à côté du réservoir et du tuyau d'essence ! Lorsque nous nous sommes un peu étonnés, ils ont prétendu que ce n'était pas dangeureux.. L'essence ne s'enflamme pas mais les vapeurs d'essence.. OUI ! et vu la chaleur qu'il fait autour de nous, cela pourrait bien arriver.

Nous passons par Bahia Portete. En fait, je découvrirai à notre retour, l'importance de ce lieu... Et je trouve vraiment dommage que ce voyage ait été fait sans un commentaire, sans guide.

Bahia Portete a été le lieu d'un massacre, le 16 avril 2004, perpétré par des paramilitaires des AUC sur les indiens Wayuu. Suivant les sources de 12 à 30 morts, de 1 à 60 disparus et le déplacement de 600 Wayuu vers le Vénézuéla, après que ce groupe armé soit arrivé ce matin là, à 7 h du matin, ait torturé, et tué. D'une femme on ne retrouvera qu'un bras calciné. Ce massacre avait pour but de faire fuir les Wayuu afin de profiter des territoires pour ainsi dire désertiques au profit de la guérilla et des narco-traficants.

En 2014, après 2 ans de transactions, le Gouvernement obtient le retour de 100 indiens Wayuu, ils espèrent que d'autres suivront. D'autres Wayuu sont contre, pensant que certains groupe illégaux ne se soucient que le contrôle des routes. La peur règne encore.

Le Samedi 20 Décembre, le Président Juan Manuel Santos, le ministre de l'Environnement Gabriel Vallejo, le directeur des parcs nationaux Julia Miranda et un grand nombre de personnes de son entourage, ont atterri dans quatre hélicoptères à Bahia Portete. Le dispositif de sécurité comprenait des chars et des Hummer et  les Wayuu attendaient sous plusieurs tentes blanches.

Il avait promis  d'améliorer leur vie et d'atténuer la dureté de leur vie, en améliorerant l'accès à l'eau, l'éducation, la santé et leur alimentation. A l'heure actuelle, nous pouvons nous demander ce qu'il en ait, étant donné ce que nous avons vu.

Avant l'heure prévue pour le déjeuner, nous avons eu une surprise !!... Rassemblement des 4x4 en face d'une lagune. Tout le monde descend... Nous devons prendre TOUS nos bagages... Les chauffeurs mettent les pneus de secours et les jerricans dans les 4x4...??? Pourquoi ?

De l'endroit, où nous arrivons, il n'y a d'accès semble-t-il que par bateau. On peut imaginer aussi que nos chauffeurs n'ont pas confiance dans les habitants alentour pour ne rien laisser à l'extérieur des 4x4. !

Après déjeuner, nous faisons la sieste dans nos hamacs. Il y a beaucoup de vent, et nous avons des couvertures moelleuses dans nos hamacs. En fait, ce soir, le vent tombera et nous n'aurons pas trop besoin des couvertures !

Nous partons dans un minibus... Pour aller découvrir les environs... Punta de Las Gallinas et son phare, mais avant cela, des dunes dans le désert ... Enfin du côté où nous arrivons, car d'autres arrivent en bateau, ou en bus avec d'autres tour-operators. C'est la Duna Taraoa ou la Punta Taraoa, nous avons nos maillots de bain et là aussi, nous pouvons nous baigner... Enfin, emplacement bien déterminé, toujours à cause des dangers des courants... Ensuite, minibus pour rejoindre le Faro de la Vela, avec une petite marche à pied ! Nous y assisterons au coucher de soleil !

Pour ce soir, ce sera encore langouste. Il y aura plus de lumière qu'hier soir, en fait des lumières resteront allumées toute la nuit parsemées dans le camp... Il n'y a pas de placard dans chaque dortoir, mais j'ai vu les jeunes qui laissaient leur sac à dos dans la cuisine pour la nuit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 02:49, le 24/03/2017, dans Colombie, Cabo de La Vela
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1er jour du tour à La Guajira

Le taxi,  une voiture "familiale" passe nous chercher à 4 H 30.... Nous sommes les derniers, à Santa Marta, à être récupérés et nous nous retrouvons dans la malle !!! Pas vraiment  confortable... Ce le sera une fois que je trouve l'appui tête..  Il y aura encore 2 touristes supplémentaires qui monteront, nous n'avions pas vu qu"il y avait des espèces de strapontins... Moi, je ne veux pas bouger pour garder mon appui tête !!! Holala !!! On se croirait presque dans le 4x4 que nous avons pris pendant le premier voyage au Cambodge .. De Batambang à Phnom Penh en 2002 !!

L'agence nous avait parlé d'un arrêt à Palomina avec la possibilité de prendre un petit déjeuner...  En fait...  Pas du tout !  Quand nous en parlons avec la jeune femme de l'agence à Palomina, elle tombe des nues, mais sympa, elle délègue un homme qui nous accompagne et nous prenons un petit déjeuner, près de la promenade en face de la mer.. Que nous ne verrons pas vraiment ... Pas le temps !!

En fait, nous allons découvrir que cet homme va être notre "guide" et l'on ne peut pas dire qu'il soit ni souriant, ni sociable. En fait, c'est un très bon chauffeur, mais pas un guide. Tout d'abord, nous avons cru que c'était dû à notre "niveau" d'espagnol, mais des jeunes femmes dans un autre 4x4 parlant couramment espagnol ont le même problème. Nous en concluerons que le tourisme étant dans ses prémices, dans cette région, ils ne font pas d'effort, n'ont pas de formation et gèrent la situation comme ils peuvent... Mais à priori, ils sont loin d'être loquaces ou ils ne veulent pas aborder certains sujets, comme nous allons le voir !

Avant de partir de France, j'avais acheté un sac Decathlon de 35L qui se range dans une poche et c'est ce que j'utilise en plus de mon petit sac à dos (appareil photo). Très pratique ! Il peut se fermer avec un cadenas.. J'en ai emporté 2.. Cela peut servir aussi, lorsqu'il y a des placards qui se ferment avec un cadenas.

Le 4x4  est dans un état lamentable, côté confort. L'arrière des sièges (habillage) tombent. Ainsi que l'appui tête du chauffeur... Plus difficile, pour moi ! les fenêtres arrières ne s'ouvrent pas et la vitre a un revêtement abimé.. Ce qui m'empêche de prendre des photos sous un certain angle et donne un aspect jaunâtre désagréable !

Le 4x4 est vraiment très haut. Heureusement Pascal me montre les poignées pour que je me hisse sur mon siège !!! OUF !

Nous nous arrêtons à Riohacha. Impression bizarre ... De bout du monde... De zone de non-droit... Nous sommes très proches de la frontière avec le Vénézuéla et il y a une contrebande particulièrement active avec l'essence.

Notre guide a fait le plein.. IL y a beaucoup de jerricans, pas vraiment de pompes.

Le guide nous a dit que nous devions acheter des bonbons et des gateaux pour passer dans les villages. Nous ne comprenons pas bien, mais nous nous exécutons; Nous devons acheter aussi de l'eau pour les 3 jours.

Il y a quelques femmes qui font des mochillas, devant la boutique et  un grand nombre de cotons sont vendus dans la boutique. 

Nous ne comprenons pas pourquoi le guide est de mauvaise humeur... En fait, nous comprendrons beaucoup plus tard, que les chauffeurs des 4x4 veulent circuler "en convoi" ( à cause des problèmes liés au désert ? ou au passage dans les Rancherias ?).. du coup, notre petit déjeuner l'a mis en retard par rapport aux autres, et il n'apprécie pas !

Nous nous arrêtons dans une exploitation saline, les salines de la Guajira.

 

Nous sommes donc dans une région désertique au nord-est de la Colombie.

La production se concentre à Manaure, village côtier

 
 
 
Le droit ancestral des Wayuus est reconnu, depuis 2005. Mais cela ne les aide pas vraiment à exploiter les salines et surtour à en tirer des bénéfices. La situation est un peu compliqué, c'est le moins qu'on puisse dire;; Du fait de la prise de position politique des Wayuu et de l''héritage géographique des narco-traficants !!!

D'après ce que nous comprenons, une partie est exploitée industriellement, la grosse partie (80 %) et une toute petite partie par les femmes Wayuu, artisanalement. La récolte du sel se fait manuellement, à la pelle.

Il fait très chaud et les femmes et les enfants qui nous entourent sont souvent en tongs, ou pieds nus.

Ils semble que cette partie de la saline soit uniquement exploitée par les Wayuu et surtout par les femmes qui aurait mis au point une coopérative; C'est une femme qui nous accueille,  mais elle parle surtout avec notre guide.

Nous reprenons la route.

Avant la saline, notre chauffeur nous avait parlé d'une mine.... El Cerrejón... En fait, la plus grande mine à ciel ouvert de charbon. Comme nous n'aurons pas plus d'informations de la part de notre "guide", Je n'arrive même pas à savoir l'envergure de cette mine, à ce moment là... Je n'aurai plus qu'à trouver des informations en rentrant !

Voie de chemin de fer  El Cerrejón

Nous allons longer cette très longue voie  de chemin de fer... Et retrouver une piste.

Nous sommes arrêtés très souvent par des cordes, genre de corde à linge, tendues en travers de la piste et tenues par des enfants, quelquefois des adultes. Les voitures s'arrêtent et donnent des friandises aux enfants. Quelquefois notre chauffeur a l'air de discuter avec une adulte. Il a l'air d'avoir des préférences dans la manière dont il donne les bonbons où les biscuits. Ah oui, il faut que je vous dise que nous ne descendons pas de voiture, que les bonbons sont donnés par la fenêtre et uniquement par notre chauffeur, plus ou moins rudement.

Nous déjeunerons à Cabo de Vela vers 14h, là où nous dormirons ce soir.

Ensuite, nous partons en minibus, Cet  après midi nous aurons le plaisir de marcher, au Pilon de Azucar avant  que je me baigne dans une petite crique, el Ojo del Agua. Le chauffeur nous l'avait indiquée comme sûre... Ce qui est loin d'être le cas pour la plus grande part des plages de cette région.. En effet, il y a de nombreux courants froids et très dangereux.

Pilon de Azucar

Au Pilon de Azucar, il y a une statue de la Vierge de Fatima érigée en 1938 par des pécheurs de perles espagnols. Accrochés, autour, il y a de nombreux bracelets.. Le Pilon de Azucar est une roche blanche près de  la mer et qui était appelée Kamaici (seigneur des choses de la mer) par les Indiens et possède une profonde signification mythologique. Pendant des siècles, la grande montagne était couverte de sable, qui semblait de loin de «sucre».

L'auberge comporte des chambres, nous, nous avons choisi les hamacs, Ils sont suspendu sous un toit de chaume. Il y a seulement 2 murs. Les parois des placarsd où nous enfermons nos affaires ressemblent à des palissades.

Nous avons commandé une langouste chacun, pour diner... Le coût autour de 8 €.

La douche est particulière aussi et nous rappelle que nous sommes dans une région semi-aride ou un désert !! Alors, le soir l'eau est pompée d'un genre de puit artésien, par un jeune et nous partons munis de notre seau dans une "douche". Nous nous lavons ainsi.. Cela m'a rappelé notre trek du côté de Sapa, au Vietnam. 

Nous pensions que nous n'aurions pas l'électricité et nous avions amené nos frontales et les batteries pour les smartphones et les appareils photos.

Il y avait de la brise et nous n'avons pas été incommodés par les moustiques. Dormir dans ces hamacs très larges n'est pas trop difficile... Ce sont les femmes wayuu qui les tissent. Ils sont très beaux. Je regrette mais je ne pourrai pas en rapporter un.

 

 



Publié à 18:51, le 23/03/2017, dans Colombie, Cabo de La Vela
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Minca

C'est marrant les idéee que l'on peut se faire avant de partir dans un pays... Et lorsqu'on rentre de mettre les deux en // .... !!

Quand Loulou m'avait parlé de ce village, de son éloignement et le mode de transport (moto-taxi), il m'avait aussi parlé d'oiseaux et de toucans.. J'avais imaginé cela plutôt "désertique et sabloneux"... Puisque c'était près de la mer !!!

Quelle erreur !!! C'est en pleine montagne, c'est tout vert !!! Le Trièves à côté des Caraïbes !! Bon d'accord, la végétation est un peu différente !

Nous savions que les "collectivos" partaient près du marché... Ce sont des minibus qui partent lorsqu'ils sont à peu près plein.... Nous n'avons pas de problème pour trouver l'endroit.

En arrivant dans le village, nous prenons la direction de "Pozo Azul"... Nous avions envie de marcher... Mais cela ne va pas être dans des petits chemins.. mais sur des routes forestières. Souvent, nous sommes interpelés pour prendre un moto taxi... Mais marcher aujourd'hui dans la nature... quel bonheur !!! Mais bien avant de l'atteindre, il va se mettre à pleuvoir !!!

Nous continuons malgré tout...

Par beau temps, il doit y avoir pas mal de monde... Pas vraiment le cas aujourd'hui ! Même si nous n'étions pas seuls !  
Votre moto a besoin d'essence ? On se croirait en Asie !!! vous dis-je ! Lui par contre, on ne l'a vu qu'en Colombie : Garrapatero ani,  Smooth-billed ani ou Ani à bec lisse en français !
      Pas vraiment le beau temps !! Heureusement, nous avions nos ponchos et moi, mon parapluie !

 

"Pozo Azul" pour Loulou, c'était des vasques et des sauts dans l'eau cristalline !!! C'est vrai que la température de l'eau est agréable, mais j'ai oublié de prendre nos maillots et la pluie qui tombe ne me donne pas plus que ça envie de faire trempette... En plus, l'eau ne m'arrive qu'aux genous... Et le chemin pour aller plus haut est vraiment glissant... 4 Colombiens en redescendent et nous le déconseillent... Ils sont bien sales, après avoir glissés... Alors même si j'ai un de mes batons.. Nous serons raisonalbles ! Alors  Pas vraiment des longueurs à faire, en nageant... C'est plutôt pour faire les fous  !!

Minca est réputé pour sa fraicheur, et pour le nombre de ses oiseaux. En fait, il faudrait y rester plusieurs jours et participer à des sorties avec des guides spécialisés dans l'observation des oiseaux..

Mais nous sommes un peu pressé par le temps. Le copain de Loulou n'est pas là, donc nous n'allons pas revenir... Il faudrait prendre un taxi demain matin pour être là à 6 h et faire une sortie entre 6 h et 9 h... Il faudra revenir !

En redescendant vers  Minca ... Sous la pluie, nous nous arrêtons dans un petit restaurant sympa, d'une GH. Une soupe et un plat du jour... délicieux.. !!

Nous continuons vers le centre du village et le bus du retour... Et là nous découvrons que c'est un soir de match de foot !!! Tout le monde est regroupé devant les différents téléviseurs et la responsable des bus et taxis n'est pas la dernière à faire la "folle" à coups de sifflets répétés, elle nous communique son enthousiasme et les espoirs de tout un peuple ! C'est la qualification de la Colombie pour le Mondial !! En ville nous verrons un chien affublé d'un T shirt de l'équipe nationale... En fait une bonne partie de la population est habillé en jaune !

Nous rentrons à notre hôtel sous la pluie... Comme nous n'avons pas de nouvelles du groupe, nous allons manger dans un restaurant de notre rue "Brisas de Santander". La serveuse et la caissière sont sympa.. Je prends un plat de langue,  Chouchou un poisson..

Finalement, on retrouve les copains et nous pensions prendre juste un verre.. Mais le restaurant qui leur a été recommandé près du "Parque del Novios" était beaucoup plus cher que ce qu'ils voulaient mettre... Après avoir tourné et viré, nous les emmenons à "Brisas de Santander"... Ce qui fait bien rire nos deux dames !! 

Nous raccompagnons nos copains dans le centre en passant par la mer. Hier, il y avait des groupes qui dansaient sous le kiosque du "Parque del Novios".. Ce soir, la police a l'air d'y mettre le hola.. Dommage pour nous !



Publié à 22:48, le 22/03/2017, dans Colombie, Minca
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