Au bout du jardin, le voyage....... Europe, Asie, Moyen Orient... Amerique du Sud

Nos étonnements !

 

Curieux...

 

Ici les canivaux, sont très larges et profonds  !

 

Distribution de gaz dans les immeubles, par ces tuyaux

 

Fontaines... Il y en a partout et cela m'a très vite interpelé !!

Dans l’antiquité iranienne, l’eau était un élément sacré de la nature. Selon la tradition zoroastrienne, l’eau constituait le deuxième élément sacré de l’univers après le feu.

Salir l’eau, profaner son caractère sacré ou en faire un usage indigne étaient donc considéré comme pécher.

Selon une croyance ancienne, la création de l’univers a commencé par une goutte d’eau. Tout a été donc créé à partir de l’eau, à l’exception de l’homme et du bétail dont l’origine était le feu.

L’eau était un élément sacré pour les Iraniens depuis l’antiquité. Il était donc interdit de la salir, mais l’eau était aussi l’élément que l’homme utilisait pour se purifier.

: « Il y a 1500 ou 2000 ans, les Iraniens construisaient un réservoir d’eau dans les bains. L’eau était un élément sacré et il ne fallait absolument ni la polluer, ni la profaner. L’eau usée des bains ne devait donc pas se mêler à l’eau pure. Cette eau usée devait être jetée dans l’air ou sur la terre.

Aujourd’hui encore, dans les villages autour de Yazd, les gens n’utilisent pas directement l’eau des ruisseaux pour laver leur linge. Ils creusent un petit canal pour dévier une partie des eaux du ruisseau, dans lequel ils lavent le linge.

Après le lavage, ils recouvrent le canal de l’eau usée avec de la terre.

A Sirjân, les gens construisaient des canaux secondaires pour ne pas utiliser directement le cours d’eau des qanât [canaux souterrains].

Un autre réseau de canaux secondaires, appelés shiftal [شیفتل] conduisaient les eaux usées des maisons à l’extérieur de la ville pour ne pas salir l’eau du canal principal.

Il est intéressant de savoir que la tradition musulmane semble vouloir éviter de fixer un prix pour l’eau. Un hadith du Prophète pourrait justifier cette attitude : « Les musulmans partagent trois choses entre eux comme des associés : l’eau, le pâturage et le feu [les combustibles]. »

 Traditionnellement, les Iraniens chiites considéraient l’eau - surtout l’eau potable - comme étant la dot de la vénérée Fâtima, fille du prophète Mohammad. Donner de l’eau aux autres est donc une œuvre de charité qui mérite une récompense divine, tandis qu’en s’abstenant de le faire, on risquerait de s’apparenter au réprouvé Yazid, impitoyable assassin de l’Imâm Hossein et des enfants du Prophète à Karbalâ.

Le pain

Les boulangeries en Iran n'ont pas vraiment de pain stocké... Il est fait au fur et à mesure.. C'est pour cela qu'il y a quelquefois la queue au moment des repas.

Pourquoi le pain est il posé sur une grille ?

Parce qu'il est cuit sur des cailloux...

Les boulangers l'enlèvent du four avec leur grande pelle et les posent sur la grille, le client tape le pain sur la grille pour enlever les cailloux qui sont restés sur le pain !

C'est le pain que je préfère.

2ème fabrication

Le paton est aplati, entre les rouleaux.

La plaque de pâte est mise sur ce coussin

Le coussin est mis sur la paroi, dans le four pour laisser la pâte et que le pain cuise... Environ 5mn.

Le dernier boulanger plie en 2, chaque plaque de pain....

En général, ce genre de pain est mis dans un sac en plastique, par 1  plaque ou plusieurs. Pendant les fêtes, alors que tout était fermé, c'était surtout ce pain que nous avons consommé.. Il est surtout sympa lorsqu'il est tout chaud.. Le matin, je le mettais dans le toaster...

Mais le soir où j'ai pris les photos, le boulanger a été très content de m'en envoyer un et de m'en faire cadeau !


Publié à 23:45, le 2/11/2017, dans Iran, Tabriz
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Lac Orumiyeh et Kandovan

Nous avons rencontré Iva et John dans la gare de Qazvin, nous avons pris le même train et nous nous retrouvons ce matin. Nous allons à la même Guesthouse... Darya Guesthouse... Nous n'avions pas réservé de chambre mais Chouchou avait pensé à cette GH qui était indiqué sur LP comme intéressante.. Alors quand nous avons su que Iva et John y allait, nous les avons appelés avant de prendre le train, ils avaient une chambre disponible. C'est à côté de Golestan Bahce (Golestan parc).

Nous allons découvrir que ce quartier est en  plein travaux !!

Le taxi qui nous emmène à l'hôtel nous propose des sorties. 

Taxi.tabriz.nb@gmail.com

Tel - 09360337952 - Naser Baiani

Parle anglais couramment

A l'hôtel, nous demandons d'avoir du thé et nous recevons un petit déjeuner !!! Et nous pique-niquons dans la chambre.  Après une douche, nous partons pout le lac.. Nasser insiste pour nous emmener et moi j'avais envie d'y aller.. Iva aussi, du coup, les hommes acceptent.. !!

Avant de partir, j'avais pensé qu'on pouvait randonner par là... C'est vraiment difficile de se faire une idée des choses possibles ou non quand on est loin !!! Car cela n'aurait pas été très interessant  ! Certes, le lac  a de belles couleurs mais c'est plutôt tristounet. Le regard porte loin  et quand on marche, on doit avoir l'impression de faire du sur-place !

Lac Urumiyeh

lac salé à l'origine de 140 km sur 55 et 16 m de profondeur. Seulement il est en voie d'assèchement...  54 barrages  sur les différents cours d'eaux... Il y a 102 iles... C'est aussi un parc national... Point d'arrêt pour diverses espèces d'oiseaux au cours de leur migration (flamants, pélicans, spatules, ibis, cigognes, tadornes, avocettes,échasses et goélands... Seulement le lac est trop salé pour que les oiseaux y vivent !!!   Un genre de petit crustacé... Mais pour combien de temps... Etant donné que le lac n'occupe plus que 10 % de sa surface !!

Les sels du lac sont par ailleurs utilisés pour leurs effets médicaux, en particulier contre les rhumatismes, seulement Nasser nous dit qu'en raison de l'évaporation de l'eau, la concentration des pesticides, des différents polluants, le sel est empoisonné et impropre à l'utilisation quelle qu'elle soit !

 

Un pont a été construit ces dernières années, il relie la rive ouest à la rive est... Si vous repassez dans le sens inverse dans l'heure, vous ne payez pas une deuxième fois le péage !

Nous nous sommes arrêtés pour déjeuner  quelques brochettes dans du pain et des herbes...

Ce jeune est en train d'humidifier des pains.. qui seront stockés sous une couverture..

 

KANDOVAN

Nous avions vu un reportage sur le village au printemps dernier et avions été particulièrement intéressés lorsque nous avions réalisé que Kandovan se trouvait enAzerbaïdjan, pas très loin de Tabriz où nous voulions nous rendre.

Ce village ressemble aux paysages qu'on trouve en Cappadoce, en Turquie. Le sol est semblable, le matériau volcanique est facile à creuser, il est appelé communément, tuf.

Il se trouve à 23OO m et  nous avions pensé en faire  un camp de base pour quelques jours de rando en étoile. Mais  l'hébergement des touristes s'arrêtait en septembre, et il était conseillé d'avoir son duvet et son matelas pneumatique, pour des raisons d'hygiène... que nous avons laissé à Paris.

D'après le reportage, il y avait 1 000 maisons en pierre et 1 000 habitants..  Certaines servaient pour les troupeaux, d'autres comme entrepôts, d'entre enfin comme habitations ou comme boutiques...

En fait, c'est peu loin de Tabriz, mais nous sommes assez déçus en arrivant !  Nous sommes bien loin de 1000 maisons... Ce que nous voyons d'abord, ce sont des maisons en béton, au dessus c'est vrai, il y a ces drôles de cones.

 

. Nous allons parcourir les ruelles qui montent vers le sommet... Nous comprenons bien que les villageois en ont assez de tous ces touristes..  Cependant ils en tirent un bénéfice puisqu'il y a un droit d'entrée.. Mais nous trouvons que les gens sont assez antipathiques.. Ce sont surtout des commerçants et contrairement à ce que nous avons vécu jusqu'ici, ils deviennent désagréables lorsqu'on ne fait que regarder !!

 

C'est pourquoi nous avons été particulièrement touchés lorsqu'une jeune femme a voulu que je photographie un vieux monsieur qui s'occupait de la récolte des noix.

Des gens de tous les environs avec des bidons et des jerrycans. Cette source thermale est renommée pour soigner les problèmes rénaux.


Publié à 23:41, le 1/11/2017, dans Iran, Tabriz
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Bazar et Mosquée Bleue Tabriz

Le bazar commence à se développer à partir du 9ème siècle, mais ce sont les Safavides qui en décidant que leur capitale serait Tabriz, ont contribué à l'enrichissement de la ville..

Au 16 et 17ème siècle, on y vendait des des objets de cuivre, des armes, des carreaux, de la maroquinerie, du cuir ou encore du savon.

Mais Tabriz a un inconvénient... Sa proximité avec la frontière... L'empire ottoman n'est pas loin, un tremblement de terre en 1778 détruit la ville, va-t-il disparaître ?

Cependant le premier roi Kadjar, Agha Mohammad Shah finance la reconstruction... La plupart du site renait à la fin du 18ème siècle.

Nouveau coup du sort, en 1906, la révolution constitutionnelle commence en ici. Et pour éviter la révolte des petits commerçants du bazar, il est fermé..

Dans les années qui suivent, on trace de nouvelles avenues, ce qui détruit des parties du bazar  et qui correspond à l'éclatement du bazar en plusieurs secteurs.

Le bazar est non seulement un lieu d'échanges diverses commerciaux, mais aussi cultuels et autres.

Il y a 14 mosquées dans le bazar dont la Grande Mosquée de Tabriz, Masjid-e-Jāmeh Tabrīz. Au moment de l'Ashoura, il est fermé pendant 10 jours.

Le bazar juxtapose les marchés, les entrepôts, les auberges et caravansérails, ainsi que des mosquées. En tout 75 hect !! Un des plus vastes du monde.

Le bazar d'Amir construit autour de 1840, est dévolu aux bijoutiers et est quelquefois considéré comme le plus grand marché de l'or en Iran.

La cour est entourée par des boutiques et 2 iwans.

Nous partons à sa découverte ! Nous circulons au milieu des tapis et nous en avons déjà beaucoup vu !

Le tapis de Tabriz a une importance particulière. C'est dans les ateliers de la ville qu'ont été fabriqués les premiers tapis destinés à l'exportation. Après avoir expédié des tapis anciens à l'étranger, les marchands ont commencé à les produire eux-mêmes dans des ateliers, d'après les mesures et couleurs commandées par les marchands européens. C'est peut être une des raisons pour lesquelles ce tapis ne se distinguent pas par une couleur particulière

Décor à fleurs, souvent avec médaillon central. Les motifs comprennent des arbres fleuris, des arbrisseaux et des feuilles de grande taille. On voit aussi des exemplaires avec des animaux et des motifs végétaux.

Comme toutes les marchandises du bazar, les tapis arrivent sur des chariots à bras d'homme !!

De temps en temps, il faut enlever la poussière des tapis !!

Le bazar, c'est aussi un endroit où on répare les tapis.

Des échevaux de soie, de laine pour les tapis,

Nous avons eu beaucoup de mal à concevoir que c'était un tapis ...  Que ce n'était pas teint, mais qu'il y avait un patron pour le faire..

Avant que le tapis ne soit fini, il doit être "rasé"... Les poils seront très, très courts, presque comme si c'était du tissu !!

 

En voilà un autre exemple...

Je n'ai même pas demandé  le prix ...  Je le trouve superbe,

Celui-ci aussi !!

 

Déjà hier ces produits nous avaient intrigués !

C'est Sacha qui nous aborde et qui nous donnera la clé de l'énigme !!! Ce sont des betteraves blanches, cuites et chaudes...

Il va passer plus d'une heure avec nous, il va rentrer chez les marchands de tapis et poser des questions pour nous en apprendre plus.. Il a l'air de se régaler !! Il revient de Londres, où il a passé 17 ans.. Il a une boutique de tissus, mais a l'air très partagé, entre ces 2 univers, Londres et l'Iran !!

Vraiment une belle rencontre !

Il nous emmène à la grande mosquée qui se trouve dans le bazar.. Nous en avons vu des petites ... dans le bazar, qui non seulement permettent aux hommes de prier, mais aussi de se reposer..

 

 

 

C'est Sacha qui nous a permis de rentrer un peu plus loin dans la mosquée...

Poser le front sur la pierre, rappelle au Musulman qu'il était poussière et redeviendra poussière. C'est ce que m'a expliqué Sacha..

 

 

La mosquée Bleue quant à elle,   est  un peu plus loin... Construite en 1465 , Elle a été détruite par le même tremblement de terre que le bazar et reconstruite en plusieurs fois au cours du 20ème siècle.

Tout à côté un petit parc ... qui nous plait beaucoup ! Le parc Khaqani.  Tout d'abord, un petit parc sympa, avec des toilettes au fond et aussi, un marchand de thé et de friandises..

Ensuite on découvre un groupe de "petits vieux" qui ont l'air de se retrouver régulièrement, comme s'ils se retrouvaient tous les soirs pour partager les derniers potins ou les dernières plaisanteries !


Publié à 09:00, le 1/11/2017, dans Iran, Tabriz
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